Libre d'être soi au travail (Manifeste)
Être soi ne passe pas par plus de développement, mais par moins d’encombrement intérieur. Un manifeste sensible pour retrouver paix, stabilité et liberté.
Se désencombrer, le chemin le plus direct vers soi
Sommaire
- Deux chemins qui n’ont rien à voir
- Ce que j’appelle vraiment « se désencombrer »
- Redécouvrir les états d’être
- Le lien oublié avec la nature
- L’écosystème intérieur
- Ma ménagerie intérieure (du combat à l’unité)
- Sortir de l’hypnose ordinaire (la déshypnose zéro mental)
- Se désencombrer pour soi… et pour les autres
1. Deux chemins qui n’ont rien à voir
Selon moi, il existe une grande différence entre se réaliser, s’accomplir, accomplir sa mission de vie » et ce que j’appelle : Etre libre d’être soi.
Se réaliser, s’accomplir, c’est souvent un mouvement vers l’extérieur : avoir un statut, être reconnu, réussir, parfois même avoir du pouvoir.
C’est un mouvement pour montrer, démontrer, prouver.
Le chemin est alors celui de savoir plus, de se développer, d’ajouter.
Être libre d’être soi, c’est tout autre chose. C’est un mouvement vers l’intérieur.
Il s’agit de se dessaisir. De se désencombrer.
2. Ce que j’appelle vraiment « se désencombrer »
Se désencombrer, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est enlever ce qui n’est pas soi :
- des schémas appris,
- des rôles adoptés pour être aimé ou accepté,
- des croyances sur ce qu’il « faut être »,
- des émotions figées dans le passé,
- des automatismes que nous n’avons jamais choisis.
Ces émotions vivent souvent dans le corps : gorge serrée, ventre noué, fatigue chronique, tension permanente.
Il y a aussi l’image de soi.
Dans l’accomplissement la réalisation elle est centrale : on s’accomplit pour montrer quelque chose, pour démontrer quelque chose.
Dans être libre d’être soi, l’image se dépouille. Elle se libère de la conformité. Des attentes. Des projections des autres. Et des nôtres.
3. Redécouvrir les états d’être
Il y a un immense bénéfice à chercher à être libre d’être soi : Redécouvrir les états d’être.
Les états d'être sont sortis du chemin de « réalisation »,
Pourtant ce que nous voulons profondément, ce sont des expériences intérieures solides et toujours disponibles
- la paix
- la liberté
- l’amour
- la sérénité
- la joie
- la confiance
Tant que ces états ne sont pas là, nous courons. Souvent sans savoir après quoi nous courons vraiment.
Cela crée beaucoup de flou. Beaucoup d’errance intérieure.
Dans la liberté d’être soi, cette dimension devient centrale.
Et se sentir vivant, nourri, aligné ne dépend pas d’abord du monde extérieur.
4. Le lien oublié avec la nature
Un autre fil essentiel sur le chemin d'être libre d'être soi : est de restaurer le lien avec la nature.
Nous faisons partie de la nature. Notre corps, notre système nerveux, notre cerveau n’ont pas évolué au même rythme que notre monde moderne. Nous avons toujours besoin :
- de vert,
- de bleu,
- d’éléments naturels,
- de rythmes vivants,
- de sensations simples.
Mais ignorons ce besoin.
Pourtant, quand on va dans la nature, quelque chose s’apaise immédiatement. c'est une évidence, nous sommes libre quand nous sommes au contact de la nature.
Aller dehors, marcher, respirer, rester, ne rien faire, c'est inutile pour beaucoup d'en-nous mais profondément utile quand on veut se retrouver soi, libre de prouver, libre de tensions.
Dans les bains de forêt humanistes avec Glenn Delaval, en Brocéliande, et dans l’accompagnement par la nature avec Isle Geusen dans le Jura, j'ai retrouvé ces états d’être comme une ressource.
J’ai expérimenté une simplicité radicale (à la racine des choses):
Etre là, maintenant. Rien d’autre.
Ce que nous faisons très rarement dans nos vies.
La nature nous désencombre sans effort. Elle nous ramène dans le corps. Dans la simplicité. Dans l’instant.
Elle nous rappelle ceci : il n’y a pas à se développer pour être. il y a à simplifier à se désencombrer de pensées, sensations, perceptions qui compliquent tout sans apporter de réponses stables.
5. L’écosystème intérieur
Nous sommes des êtres complexes, faits de multiples parties.
C’est ce que j’appelle, selon les articles, l’écosystème intérieur, le royaume intérieur ou simplement l’intériorité.
Notre monde intérieur est en résonance permanente avec l’extérieur.
Quand il est apaisé, nous pouvons avancer même au cœur de la tempête.
Quand il passe en mode combat, la frontière entre dedans et dehors s’efface : tout se mélange, tout devient flou, chaque interaction prend des allures de menace.
Dans cet état, nous ne réagissons plus à ce qui est réellement là, mais à ce que notre système perçoit comme dangereux.
Le présent est alors filtré par la tension, par l’anticipation, par la défense.
Libérer notre système interne du mode combat est d’une richesse immense.
C’est ce qui permet de retrouver une stabilité profonde, non dépendante des circonstances.
C’est le seul chemin pour cesser de survivre…
et recommencer à être soi, avec fluidité.
La ménagerie intérieure : du combat à l’unité
En 2021, j’ai exploré ce que j’appelle ma ménagerie intérieure.
Avec François Bit (formation Animal & Intégral), j’ai identifié cinq animaux qui me représentent, qui représentent les lumières et ombres.
L'autruche, la renard, la baleine, le paresseux, le stégosaure. ils sont comme des archétypes selon le modèle de Jung avec un élément fondamental c'est que c'est bien moi qui les découvert.
Au départ, ils étaient en mode combat. Chacun avait raison dans son monde. Chacun, Chacune observait l'ombre de l'autre comme dérangeante.
En apprenant à se connaître avec précision, quelque chose a changé.
Ils ont cessé de se battre. Ils ont commencé à coopérer, à unifier leur énergie.
C’est ainsi que j’ai trouvé comment créer une stabilité intérieure avec toutes mes parties.
Cette ménagerie est une ressource.
Un conseil intérieur. Je peux m’appuyer dessus.
Cela ne dépend pas de l’extérieur. Cela dépend uniquement de moi
Il ne s’agit pas d’effacer les parts sombres ou de devenir parfait.
il s'agit de devenir UN ou UNE.
7. Sortir de l’hypnose ordinaire (la déshypnose zéro mental)
Dans ce chemin, ma rencontre avec la déshypnose zéro mental de Frédéric Vincent a été déterminante.
Le principe est simple et déroutant : ce qui nous enferme, ce n’est pas l’événement (désagréable) c’est le partie mentale faite d’images du passé, de sensations anciennes, de pensées répétitives. "Ce mental" encombre notre système intérieur et complexifie nos échanges avec l'extérieur.
Cela agit comme une hypnose, un monde intérieur hypnotique : Nous croyons automatiquement ce que nous pensons, ressentons, imaginons, sans nous en rendre compte.
Le zéro mental apprend à créer du silence intérieur, à observer sans s’identifier, sortir des automatismes, à renverser nos croyances par des switch.
C’est une façon très concrète de se désencombrer et profondément utile.
8. Se désencombrer pour soi… et pour les autres
À l’extérieur, il y aura toujours : des relations toxiques, des jeux de pouvoir, des environnements instables, des êtres en mode combat.
On ne peut pas empêcher cela.
Mais on peut apprendre à ne pas l’installer en soi.
À ne pas le laisser coloniser notre monde intérieur.
À ne pas l’entretenir, ni en nous, ni chez l’autre.
Dans ma vie, le plus grand bénéfice est là.
Comprendre que ce chemin de désencombrement intérieur transforme tout, simplifie tout : la relation avec mes enfants, mon mari, mes proches, mes relations de travail..
Je ne suis pas libérée de tous mes automatismes. Peut-être que je ne le serai jamais.
Mais je suis engagée dans ce chemin. Me rapprocher de la liberté d’être moi me permet d’être profondément stable, et d’offrir aux autres une présence stable.
Et cela change tout.
Etre libre d'être soi est un chemin profondément écologique.
Mon invitation est simple : ne cherchez pas d’abord à devenir quelqu’un d'autre. Commencez par enlever ce qui vous empêche d’être.