Plaintes, désengagement, je fais quoi ? (karpman #1)
Je travaille avec quelqu'un qui se plaint toujours, qui ne veut pas prendre pas ses responsabilité, je fais quoi ?
Imaginez Guillaume. Responsable d’une agence récemPment embauché, il se retrouve face à une collaboratrice… qui semble naviguer dans un brouillard constant de plaintes.
Des mails aux pauses café, des réunions aux échanges informels, elle est toujours dans le rôle de la Victime.
Guillaume, qui n’a jamais entendu parler du Triangle de Karpman, plonge tête baissée dans ces interactions, sans prendre de recul.
Résultat ? Il se sent parfois dépassé, exaspéré… parfois au bord de craquer comme un ressort trop tendu.
Alors, comment sortir de ce cercle épuisant ?
Le Triangle de Karpman, résumé express
Le triangle dramatique de Stephen Karpman est un modèle de lecture des relations conflictuelles et des jeux psychologiques. Il décrit une dynamique relationnelle instable dans laquelle les personnes endossent, souvent inconsciemment, des rôles plutôt que d’exprimer leurs besoins et émotions authentiques.
Attention : ce n’est pas une identité, ni un trait de personnalité ! Ces rôles sont des postures relationnelles, pas des personnes.
Les trois rôles :
- La Victime : se plaint, se déresponsabilise, cherche de l’attention. Ici, il ne s’agit pas d’une vraie victime traumatisée, mais d’un rôle relationnel.
- Le Persécuteur : impose sa puissance, parfois agressif, peut dévaloriser la Victime. Pas forcément violent, mais dominant.
- Le Sauveur : intervient sans qu’on le lui demande, infantilise parfois la Victime et cherche reconnaissance et valorisation.
Ces rôles tournent en boucle, comme des manèges où chacun est embarqué malgré lui. Et la Victime attire le Persécuteur et le Sauveur, comme un aimant relationnel.
Le vrai danger pour Guillaume
Le risque ? Endosser le rôle du Persécuteur sans s’en rendre compte. Là… bingo : la boucle continue, la Victime s’enferme encore plus dans son rôle, et l’épuisement grimpe en flèche.
Autre piège : devenir le Sauveur. Guillaume, profondément humain, veut arranger les choses. Mais en voulant « réparer », il infantilise à nouveau la Victime.
Résultat : chacun joue son rôle, le manège tourne, et tout le monde ressort épuisé et frustré.
Comment Guillaume peut gérer sa part qui se sent "persécuteur" ?
OOn ne peut pas changer l’autre, ni sa manière de se plaindre ou de fuir ses responsabilités. Ce que l’on peut transformer, c’est notre propre positionnement dans la relation.
Autrement dit : Guillaume ne peut pas changer la partie mentale “Victime” de sa collaboratrice, mais en ajustant sa manière de se situer, il modifie la dynamique relationnelle et l’ensemble du système.
Cela lui permet de :
- Sortir de la réaction automatique de critique ou de contrôle
- Agir depuis l’assertivité plutôt que depuis la colère ou l’agacement
- Maintenir une communication claire et respectueuse, même face à des résistances
- Créer un climat où chacun peut assumer sa part de responsabilité sans être enfermé dans un rôle
Le but ? Passer d’un réflexe émotionnel à une posture adulte et détachée, qui permet de rester indépendant émotionnellement.
Le vrai changement
Le vrai changement pour Guillaume : voir sa collaboratrice dans son rôle et ne pas la fixer dans une identité.
- Ce n’est pas une « victime éternelle », c’est une posture relationnelle.
- Il peut se protéger émotionnellement, rester ferme, clair et neutre, sans se laisser embarquer dans la spirale du jeu émotionnel.
En clair :
On ne sauve pas la Victime, on ne persécute pas une victime. On reste soi-même, clair et neutre, et la relation devient beaucoup moins épuisante.
La puissance de la déshypnose Zéro Mental dans les relations difficiles
Très souvent, ces jeux relationnels se nourrissent de nos automatismes émotionnels.
Guillaume, par exemple, se sent particulièrement agacé par la posture de Victime de sa collaboratrice. Cette irritation agit comme une marée montante qui alimente encore plus le manège.
Les séances de déshypnose Zéro Mental permettent de prendre du recul, de décoder les automatismes, et surtout d’apaiser le mental face aux comportements irritants.
La grande vertu : Plus Guillaume sera en paix avec cette posture répétitive, plus il pourra aborder la situation de manière calme, détachée et concrète, sans se laisser embarquer dans la spirale émotionnelle.
Tout cela reste un jeu relationnel, de l’imaginaire, et non une attaque personnelle.
En résumé : dans les relations difficiles, la détente intérieure précède la détente relationnelle. La déshypnose Zéro Mental offre la possibilité de nettoyer ses automatismes, de rester centré et de transformer un cercle épuisant en un espace de communication serein.