Critiques, dévalorisation, domination, je fais quoi ? (karpman #2)
Imaginez Sophie. Manager depuis un an dans une équipe stable et compétente, elle doit pourtant composer avec un N+1 qui impose régulièrement sa vision, remet en question ses décisions, et parfois dévalorise directement certains collaborateurs.
Sophie, qui n’a jamais entendu parler du Triangle de Karpman, se retrouve souvent irritée, crispée, voire paralysée face à cette posture dominante et critique. Les réunions deviennent des terrains minés, et chaque commentaire semble un petit coup invisible mais constant :
- « Tu aurais pu faire mieux… »
- « Encore une erreur, il faut être plus attentif… »
- « C’est trop compliqué pour toi, non ? »
Résultat : Sophie commence à douter de ses choix, s’autocensure et s’épuise à anticiper les remarques négatives.
Le vrai danger n’est pas seulement l’agressivité du N+1. C’est la tendance à se croire Victime, à penser qu’il n’existe aucune autre option que de subir cette relation dominatrice.
Le Triangle de Karpman, résumé express
Le triangle dramatique décrit des rôles relationnels répétitifs, pas des traits de personnalité. Dans ce manège relationnel :
- Rôle Victime : se plaint, se déresponsabilise, cherche soutien et attention.
- Rôle Persécuteur : impose sa puissance, critique, domine, parfois humilie.
- Rôle Sauveur : intervient pour réparer ou protéger, parfois au détriment de l’autonomie des autres.
Ces rôles tournent comme un manège : chacun attire l’autre, souvent sans qu’on s’en rende compte. Et chaque rôle correspond à une vibration relationnelle basse : tension, anxiété, peur ou dépendance.
Important : ces rôles sont des caricatures pédagogiques. Dans le quotidien, ils se mélangent et se nuancent. L’objectif n’est pas d’étiqueter, mais de rendre visibles des dynamiques invisibles.
Le vrai danger pour Sophie
Chaque intervention du N+1 déclenche chez elle une réaction automatique : crispation, doute, tension corporelle. Le travail devient un jeu d’anticipation et de protection.
Exemples :
- Lorsqu’un collaborateur pose une question, Sophie se demande déjà si le N+1 va critiquer sa réponse.
- Lorsqu’elle propose un projet, elle se retient, reformule mille fois ses phrases pour ne pas “déplaire”.
- Dans les échanges informels, elle se sent sur le qui-vive, surveillant chaque mot, chaque geste.
La croyance que “je subis, je n’ai pas le choix” nourrit la fatigue et entretient le cycle de la Victime et du Persécuteur.
Comment Sophie peut gérer sa partie mentale qui se sent "victime "
On ne peut pas changer l’autre, ni sa manière d’agir ou de critiquer. Ce que l’on peut changer, c’est notre propre positionnement dans la relation.
Autrement dit : Sophie ne peut pas transformer la partie mentale “Persécuteur” de son N+1, mais en changeant sa façon de se situer, elle influence la dynamique globale et modifie le système relationnel.
- Se détacher des émotions automatiques de la Victime intérieure
- Prendre ses décisions depuis la responsabilité plutôt que depuis le sentiment de subir
- Créer une relation plus équilibrée, où chacun peut agir sans être aspiré dans le manège du triangle
Le but ? Passer de la position “je subis” à “je choisis ma réponse”, rester stable même dans les situations déstabilisantes.
Le vrai changement
Le vrai changement pour Sophie : voir son N+1 dans son rôle et ne pas la fixer dans une identité.
- Ce n’est pas une « persécuteur éternel », c’est une posture relationnelle.
- elle peut se protéger émotionnellement, rester ferme, clair et neutre, sans se laisser embarquer dans la spirale du jeu émotionnel.
En clair :
On ne se victimise pas devant un profil persécuteur. On reste soi-même, clair et neutre, et la relation devient beaucoup moins épuisante.
La puissance de la déshypnose Zéro Mental dans les relations difficiles
Très souvent, ces jeux relationnels se nourrissent de nos automatismes émotionnels.
Sophie, par exemple, se sent particulièrement agacé par la posture de persécuteur de son N+. Cette irritation agit comme une marée montante qui alimente encore plus le manège.
Les séances de déshypnose Zéro Mental permettent de prendre du recul, de décoder les automatismes, et surtout d’apaiser le mental face aux comportements irritants.
La grande vertu : Plus Sophie sera en paix avec cette posture répétitive, plus elle pourra aborder la situation de manière calme, détachée et concrète, sans se laisser embarquer dans la spirale émotionnelle.
Tout cela reste un jeu relationnel, de l’imaginaire, et non une attaque personnelle.
En résumé : dans les relations difficiles, la détente intérieure précède la détente relationnelle. La déshypnose Zéro Mental offre la possibilité de nettoyer ses automatismes, de rester centré et de transformer un cercle épuisant en un espace de communication serein.