Les croyances à la *** qui sabotent votre vie professionnelle

Et si ce qui vous épuise au travail n’était pas la situation… mais une croyance invisible que vous prenez pour une vérité ? L’histoire de Cédric révèle comment ces récits intérieurs sabotent de l’intérieur — et comment s’en libérer.

Nos croyances sont ces discours intérieurs, souvent inconscients, que nous nous répétons à propos de nous-mêmes, des autres ou du monde.

Elles ressemblent à des phrases anodines, presque banales :

"Je ne suis pas assez compétent…"

Je dois prouver ma valeur… "

Si je ralentis, tout s’écroule.."

Mais ces phrases ne sont pas neutres.
Ce sont des codes invisibles qui tournent en arrière-plan

Ces codes nous maintiennent dans la tension, dans l’effort permanent, dans des boucles d’épuisement que nous finissons par appeler “normalité” en ignorant qu'il existe d’autres chemins bien plus écologique.


Le récit intérieur de Cédric

Cédric, responsable de centre, portait depuis longtemps cette croyance :

“Je n’ai pas fait d’études supérieures. Je ne peux pas être un bon responsable.”

Chaque jour, cette pensée agissait comme un sac de pierres invisible sur ses épaules, l’empêchant d'avancer librement. Même après des réussites, il doutait de lui-même, se comparait aux managers diplômés, minimisait ses succès et parfois s’auto-sabotait.

Son récit intérieur allait jusqu'à penser

Si je suis accompagné en coaching et pas les autres, c'est que je suis plus faible, moins bon...

Au début de l’accompagnement, il ne voyait pas ce nœud. Il pensait que ce qu'il avait besoin c'est d'une formation, d'un diplôme, d'une validation extérieure.

Puis, le lien invisible est devenu visible

Pas de diplôme = pas de légitimité

Quand ce lien est devenu conscient, la transformation est apparue

« C’est tellement ridicule… je ne sais même pas comment j’ai pu croire ça. »

Le résultat profond ?
Une respiration intérieure nouvelle, de la confiance, et surtout la possibilité d’agir, sans avoir à se justifier, sans se comparer, sans prouver en permanence qu’il a le droit d’être là.


Pourquoi la croyance de Cédric semble “réelle” pour Cédric

Le cerveau cherche avant tout la sécurité.
Une croyance fonctionne comme une boussole interne truquée : elle oriente le regard pour ne voir que ce qui la confirme.

Le mécanisme est simple et redoutable : penser → vérifier → confirmer → renforcer

C’est une boucle automatique.
Et quand une croyance est chargée émotionnellement, elle devient une vérité absolue.
Dans le monde intérieur, ce qui est émotionnel est vécu comme réel à 100 %.

C’est ainsi que l’on peut croire, sans même s’en rendre compte, que :

  • « Je suis nul(le). »
  • « Les autres sont meilleurs. »
  • « Je dois tout gérer seul(e), sinon je ne suis pas à la hauteur. »
  • « Je dois dire oui pour être reconnu(e). »
  • « Prendre soin de moi est égoïste. »

Ces croyances deviennent des lunettes déformantes.
Elles façonnent notre perception, nos décisions, nos comportements.
Et nous finissons par vivre dans un décor intérieur étroit… en pensant que c’est le monde.

Pourquoi la croyance de Cédric n'est pas réelle de là où je suis

Parce que je sais qu’une croyance est une construction mentale imaginaire.
Un récit fabriqué, appris, consolidé… mais pas une vérité.

Je sais qu’elle peut être renversée.
Je sais qu’on peut s’en désidentifier :
voir qu’elle existe dans son paysage intérieur, sans être aspiré par elle.

et puis, je ne souffre pas de cette croyance.
Alors je peux l’observer avec neutralité,
guider, éclairer, ouvrir des portes dans ce labyrinthe mental dont Cédric ne voyait jusque-là que les murs.


L'accompagnement par la déshypnose

Vous pouvez vous répéter : « Je suis légitime. Je suis légitime. Je suis légitime… »
et espérer que cela marche. Ou vous forcer à faire semblant et espérer que cela marche..

Mais cela ne marche pas, parce que ces croyances ne sont pas installées par la logique. Elles sont ancrées en profondeur comme un programme hypnotique qui dit : absence de diplôme = absence de légitimité

L’intention de la déshypnose est précisément là : désactiver le programme, faire tomber l’association, le lien imaginaire, restaurer un espace intérieur libre.

Il ne s’agit pas seulement de penser autrement,
mais que tout le système intérieur — pensées, sensations, images de soi —
puisse s’aligner dans cette évidence vécue :

« Je suis tout à fait capable de réussir, même sans ce parcours académique. »

Vertu & prise de conscience

Réaliser que ces croyances ne sont que des constructions imaginaires est profondément libérateur. Et c’est aussi une condition essentielle pour opérer de vrais changements, durables, en profondeur.

L’autre condition est tout aussi déterminante : désirer réellement changer.
Pas “s’améliorer un peu”, pas “faire avec”, mais avoir cette aspiration intime à sortir des vieux scénarios et que c'est possible (parce que la matière est imaginaire)

Quand ces deux conditions sont réunies — la lucidité et l’élan intérieur
alors les croyances peuvent être :

  • renversées,
  • déposées,
  • dissoutes,

comme si elles n’avaient jamais existé.

Et cela ne reste pas théorique.
Dans le quotidien de Cédric, cela se voit :

  • il prend la parole,
  • il ne se rétracte plus quand on lui dit non,
  • il ne se diminue plus,
  • il est là, présent et bien déterminé à prendre sa place

Une présence plus juste, plus tranquille. Une autorité qui ne force rien.

Tout cela, simplement parce qu’il a libéré son système intérieur d’une histoire qui n’était pas la sienne.