3 femmes, 3 façons d'assumer sa place
"J’assume” est un mot simple, mais profondément engageant. À travers trois situations professionnelles concrètes, cet article explore ce que signifie réellement assumer sa place : se positionner, honorer sa singularité et rester alignée, même lorsque l’environnement résiste
Ce que prendre sa place professionnelle implique vraiment
Un mot simple en apparence, mais profondément engageant : “j’assume”.
Derrière ce mot, il n’est pas question de confiance superficielle ou de posture mentale.
Il s’agit d’un mouvement intérieur bien plus subtil :
Comment prendre pleinement la responsabilité de qui je suis, de mes choix et de ma manière d’accompagner… sans me cacher, sans minimiser, sans me justifier ?
À travers trois situations concrètes – trois femmes, trois contextes – je vous propose d’explorer ce que “assumer” veut réellement dire dans la vie professionnelle.
Situation n°1 – Valérie : assumer sa position dans un système qui résiste
Valérie évolue dans un environnement professionnel structuré, exigeant, avec des valeurs affichées… mais parfois éloignées de ce qu’elle ressent profondément juste.
Pour elle, assumer, c’est :
- se positionner clairement lorsqu’un accompagnement ou une décision n’est plus alignée avec ses valeurs,
- choisir en conscience : dire oui, dire non, poser une limite — et accepter ce que cela implique,
- faire face au regard des autres : jugement, incompréhension, critiques,
- traverser le conflit interne entre loyauté à l’équipe, efficacité, image professionnelle et intégrité personnelle,
- rester fidèle à elle-même, même lorsque le système pousse à faire autrement.
Ici, “j’assume” signifie :
je me tiens à ma place intérieure, même si cela dérange.
Situation n°2 – Catherine : assumer une identité professionnelle singulière
Catherine n’entre pas facilement dans les cases.
Son accompagnement mêle coaching, travail avec l’inconscient, déshypnose, présence fine et approche non standardisée.
Pour elle, assumer, c’est :
- assumer une identité professionnelle hybride, sans chercher à se conformer aux catégories existantes,
- intégrer sa singularité sans gêne, sans se demander si c’est “assez coaching” ou “trop thérapie”,
- déposer les croyances limitantes :
- « je dois être classée quelque part »
- « ce n’est pas légitime »
- « je devrais faire comme les autres »
- assumer l’impact réel de sa méthode, même si elle ne ressemble pas aux modèles dominants,
- prendre du recul sur la reconnaissance extérieure :
son rôle n’est pas d’être validée, mais d’aider l’autre à devenir lui-même.
Ici, “j’assume” signifie :
je reconnais la valeur de ma différence et j’arrête de m’excuser d’être unique.
Situation n°3 – Virginie : assumer une approche qui sort des normes
Virginie accompagne en marchant, en nature, côte à côte.
Une pratique encore perçue comme “non sérieuse” dans certains contextes professionnels.
Pour elle, assumer, c’est :
- assumer pleinement la légitimité du coaching en marchant,
- assumer le dehors comme espace de transformation, et non comme une absence de cadre,
- reconnaître qu’une croyance collective existe : “dehors = on ne travaille pas”,
- faire confiance au cadre naturel comme espace qui ouvre, libère et élargit la perception,
- tenir une posture claire et tranquille :
« oui, c’est différent, et oui, c’est puissant — et ça fonctionne. »
Ici, “j’assume” signifie :
je me tiens droite dans mon approche, même si elle sort des normes établies.
Alors, au fond, “assumer”, ça veut dire quoi ?
À travers ces trois cas, une définition commune émerge.
Assumer, c’est :
- reconnaître ce que je suis, ce que je fais, ce que je choisis,
- l’affirmer sans m’excuser,
- accepter les conséquences : regard, jugement, incompréhension,
- rester alignée avec mes valeurs et mon éthique,
- me tenir intérieurement solide, même lorsque l’extérieur questionne ou bouscule.
Assumer, ce n’est pas convaincre.
Ce n’est pas se justifier.
Ce n’est pas se blinder.
Assumer, c’est se positionner clairement, sans chercher à plaire ni à se diminuer.
